Du plan chronologique au recueil de nouvelles
Écrire son histoire, c’est un peu comme trier ses armoires. On sort tout, on envahit le lit ou le sol de la chambre puis… avant de remettre l’ensemble sur les étagères, on s’octroie un petit temps de réflexion. Comment puis-je ranger tout ceci de façon que l’intérieur de l’armoire soit harmonieux et… pratique pour ceux qui auraient besoin d’y puiser un objet.
Le contenu de l’armoire, ce sont vos souvenirs. Et l’armoire, c’est votre futur livre.
Structurer son récit, c’est choisir le chemin que le lecteur empruntera à vos côtés. C’est donner du sens à vos souvenirs, du souffle à vos émotions et du rythme à votre narration.
La structure, outil indispensable
Un bon plan, c’est comme une ossature, il soutient le récit sans l’alourdir. Mais surtout, il vous aide à ne pas vous perdre dans les méandres du passé, tout en permettant au lecteur de ressentir une cohérence naturelle, un lien évident entre chacun de vos épisodes de vie.
Structurer son récit, c’est créer un mouvement, celui dans lequel vous embarquer vos lecteurs. Celui-ci doit être agréable, telle une vague sur laquelle ils se laisseront porter, tout en douceur, en harmonie.

Avant le plan : définir votre intention
Dans un précédent article, j’abordais déjà cette notion de « mantra » qui me semble essentielle.
Avant même de penser “plan”, demandez-vous pourquoi vous écrivez.
– Pour transmettre votre histoire à vos enfants ?
– Pour comprendre votre parcours ?
– Pour partager une expérience de transformation ?
Votre intention narrative est la clé.
Elle déterminera le ton, la profondeur et le fil rouge qui guideront votre plan.
Le plan chronologique : la ligne du temps
C’est le plan le plus instinctif. Vous commencez avec votre naissance ou même avant, avec vos origines familiales, puis vous déroulez le fil des années.
Quand l’utiliser ?
– Si votre objectif est la transmission familiale ou la trace historique.
– Si vous souhaitez raconter une évolution claire (enfance → maturité → sagesse).
Astuce : segmentez votre récit non pas par “âges”, mais par “périodes de transformation” : les premières années, celles de l’apprentissage, le début de l’âge adulte... Vous pouvez séquencer votre texte par dizaine, par exemple.
Le plan thématique : les épisodes importants de votre vie
Ici, le temps s’efface au profit des sujets qui vous ont construit.e. Chaque chapitre explore une facette : la maternité, le travail, l’amour, les voyages, la foi, la liberté…
Quand l’utiliser ?
– Si votre vie ne suit pas un parcours linéaire.
– Si vous souhaitez dégager une philosophie de vie.
Astuce : concluez chaque thème avec ce qu’il vous a enseigné. Le lecteur découvrira ainsi votre histoire mais également une forme de sagesse ou d’inspiration dans laquelle il pourra se retrouver.

Le plan rétrospectif : du présent vers les origines
On commence par le moment présent — un évènement charnière, un souvenir déclencheur — et l’on remonte le fil du temps. Ce plan crée du mystère, de la profondeur émotionnelle et une lecture dynamique.
Quand l’utiliser ?
– Si votre récit est celui d’une transformation ou d’une résilience.
– Si vous souhaitez montrer comment vos origines éclairent qui vous êtes aujourd’hui.
Astuce : ancrez (et encrez 😉) chaque retour en arrière à une émotion actuelle. Cela donne une unité au récit et évite l’effet “patchwork”.
Le plan en abécédaire : une vie de A à Z
Original et poétique, ce plan repose sur les lettres de l’alphabet. Chaque lettre devient le prétexte à un mot, une valeur, une émotion, un lieu, un prénom, un souvenir.
A comme Amour, B comme Bonheur, C comme Colère, D comme Départ, E comme Espoir… Le lecteur découvre ainsi une mosaïque de votre vie, non chronologique mais profondément humaine.
Personnellement, j’adore ce format. Il nous invite à des réflexions aussi intimes que philosophiques sans avoir à se soucier de cohérence narrative.
Quand l’utiliser ?
– Si vous aimez la liberté d’écriture et penchez pour l’originalité…
– Si vous souhaitez créer un récit sensible, presque poétique, à mi-chemin entre le journal et le manifeste.
Astuce : ne cherchez pas à traiter toutes les lettres. Sélectionnez celles qui résonnent avec votre parcours. L’abécédaire est une invitation au tri, une carte d’identité émotionnelle qui s’autorise des pages blanches, des lettres de silence. Vous pouvez même jouer avec ces lettres « absentes », au niveau de la mise en page, en offrant un dessin, une photo, un graphisme particulier pour la lettre qui ne vous aura inspiré aucun texte.
Le recueil de nouvelles
Et si votre récit n’était pas seulement le vôtre ? Je m’adresse ici, en particulier, à tous les férus de généalogie qui après avoir construit leur arbre aimerait en raconter l’histoire.
J’aime à dire que la généalogie consiste à découvrir les branches de l’arbre et que la biographie familiale permet d’entendre le murmure des feuilles.
Opter pour le recueil de nouvelles simplifie une tâche qui paraît bien ardue au premier abord et refroidit le plus motivé des généalogistes. Dans ce plan, chaque chapitre devient une nouvelle à part entière se consacrant à un membre de l’arbre, une époque, une lignée, un lieu, une génération…
Quand l’utiliser ?
– Si vous avez mené un travail de recherche généalogique.
– Si vous souhaitez honorer plusieurs destins reliés entre eux.
Astuce : traitez chaque nouvelle comme une “vignette” avec son ambiance propre, son ton, son époque. Puis reliez-les par un fil narratif, celui de la transmission ou du regard que vous portez aujourd’hui sur vos ancêtres.
L’info en + : vous souhaitez découvrir des ressources sur la généalogie ? C’est par ici !

En résumé
Le bon plan, c’est celui qui épouse votre voix et votre intention.
Chronologique, thématique, abécédaire ou collectif, peu importe la forme, le sens de cet ouvrage naîtra du regard que vous porterez sur lui.
Vous ne savez pas quel plan choisir pour écrire votre histoire ? Je peux vous aider à trouver la structure qui sublimera votre voix, le message que vous souhaitez porter et votre singularité.
Offrez-vous une séance de coaching déblocage et lancez-vous enfin dans cette extraordinaire aventure !
