La biographie de Sylvie, médecin pédiatre

Lorsque nous nous sommes rencontrées pour la première fois, en août 2025, j’ai immédiatement été touchée par sa personnalité et son projet. Celui-ci était clair : transmettre à son fils l’histoire de son enfance, de ses racines africaines, de sa famille, de sa vie… avant la France. Elle souhaitait offrir à son fils une réponse exhaustive aux questions qu’il lui posait régulièrement sans qu’elle ne prenne jamais le temps de véritablement l’éclairer.

Le temps long de la biographie

Nous avons débuté sur les chapeaux de roues. Un rendez-vous tous les quinze jours. Une heure à une heure trente d’entretien enregistré à chaque rencontre. Des séances d’écriture à l’issue de chaque enregistrement. Son livre prenait vie à une allure folle. Les chapitres s’accumulaient et, au fil de ses mots que je tissais entre eux, je découvrais le parcours incroyable de cette femme.

Chaque échange apportait une nouvelle pièce au puzzle de ce personnage inspirant. Tel un film diffusé en accéléré, je voyais grandir cette petite fille, percevant les étapes fondatrices qui forgeaient son caractère et l’incitaient à toujours plus d’indépendance. Sérieuse, bonne élève, elle savait exactement où elle voulait aller et elle s’en donnait les moyens.

Mon rôle consistait à recueillir cette matière vivante, à la structurer, à lui donner une cohérence narrative tout en restant fidèle à sa voix, son tempérament, sa pudeur.

Fin janvier, après quatre mois de travail, je lui ai remis son manuscrit pour relecture.

Et cette étape a exigé autant de temps. Parce qu’il ne s’agit pas simplement de corriger un texte. Il s’agit de se réapproprier son histoire. D’ajouter un souvenir oublié. De vérifier un détail. De laisser reposer quelques jours avant d’y revenir. D’hésiter encore… Cette anecdote a-t-elle sa place ? Ai-je envie de tout dire ?

Sylvie a eu besoin de ce temps, ce temps long qui permet à une biographie de devenir pleinement celle de son auteur. Et oui, certains passages ont finalement disparu. Un crève-cœur pour moi, mais un choix que chaque biographe doit respecter.

Une rencontre qui dépasse l’accompagnement biographique

Au fil des mois, quelque chose de particulier se crée souvent entre le biographe et la personne qui raconte son histoire. Comment pourrait-il en être autrement ? Nous partageons des heures de conversation, de confidences. Nous traversons, ensemble, souvenirs et émotions. Une proximité s’installe.

Avec Sylvie, cette aventure humaine s’est construite dans la joie, les surprises et une immense générosité. Il ne s’est pas passé un seul rendez-vous sans qu’elle ne fasse preuve d’une attention particulière. À ses côtés, j’ai découvert des infusions maison improbables, mais toujours ciblées ; un poulet Yassa digne de Top Chef ; des séances d’essayage au cours desquelles elle se parait de ses plus belles tenues traditionnelles ou m’enseignait l’art de se coiffer d’un pagne. Sans oublier les présents dont elle m’a couverte entre chocolats, objets traditionnels ou boutures de plantes aromatiques —malheureusement décédées depuis, pardon, Sylvie.

Mais le cadeau le plus précieux qu’elle m’ait offert, c’est sa joie de vivre contagieuse, son rire, sa lumière, et la foi qu’elle place en l’humanité. Un exemple à suivre. Une grande dame.

Le jour où le livre arrive

Il y a quelques jours, soit neuf mois après le début de notre aventure commune —notons la symbolique—, je lui livrais son nouveau bébé, son livre, celui de son histoire.

Nous étions toutes deux très émues et contemplions cet objet comme si nous venions de créer la huitième merveille du monde. Et d’une certaine façon, c’était le cas. Nous avions créé, ensemble, une merveille. Un livre unique. Une histoire qui n’existait nulle part ailleurs. Un héritage destiné à traverser le temps et à éclairer les enfants de ses futurs petits-enfants.

Dans ces moments-là, je mesure toute la valeur de mon métier. Car au-delà des mots, une biographie est un acte de transmission. Une façon de dire : « Voilà d’où je viens. Voilà ce qui m’a construite. Voilà ce que je souhaite te transmettre. »

Et parfois, lorsque le livre est terminé, il reste quelque chose d’autre. Quelque chose que l’on n’avait pas prévu au départ. Une jolie histoire d’amitié.

Si, comme Sylvie, vous souhaitez transmettre votre histoire à vos enfants et petits-enfants, je serais heureuse de vous accompagner dans ce projet d’écriture. Vous pouvez réserver votre appel découverte via le lien ci-dessous ou me contacter directement par mail à ecrire@patricia-auriel.fr ou par téléphone au 06 70 48 41 45.

Pour réserver votre appel découverte : https://calendar.app.google/LBRyE9kyatY4LSsW7